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Arthur Rimbaud et autres : autoédition |
Tout se publie... pourvu que le signataire, pas toujours l'auteur, soit connu. Acteur, chanteur, journaliste, politique, présentateur du vingt heures, d'un jeu ou de la météo, sportif, peu importe mais médiatique. Et même écrivain, cathodique, notable, introduit ou critique d'un grand journal. Ajoutons-y le copinage : chaque année un conglomérat poisseux s'abat sur les lecteurs potentiels... qui se soumettent, consomment du baratin au kilomètre, ne lisent plus ou se réfugient chez les classiques. Forcément c'est "la crise du livre", les professionnels récoltent les fruits de leur vénale dérive. Et pourtant persistent, mirettes sur le tiroir caisse : les "coups" gonflent les recettes, les auteurs reçoivent des miettes ou de la monnaie de singe. Face à cette logique financière, que faire ? Geindre ? Partir à Paris et sympathiser avec une vedette ? Passer par le journalisme ? Abdiquer ? Fomenter un scandale, une polémique ? Traverser l'Atlantique à la nage ? Se contenter d'un éditeur pour l'honneur (qui ne versera aucun droits d'auteur) ? Un écrivain écrit ! Indifférent au dédain des arrivistes arrivés, ces mondains qui pavanent dans les salons parisiens et prétendent atteindre des tirages "corrects"... alors qu'ils conservent un métier... plus lucratif... Ecrire oui, mais comment exister littérairement sans se compromettre ? Faire soi-même ! Etre son propre éditeur. Longtemps "faire soi-même" fut l'euphémisme complaisant accordé aux recalés du noble chemin, au "compte d'auteur", arnaque où des naïfs payent pour être publiés, payent de la publicité fictive ou inutile, payent toutes les prestations possibles et imaginables pour finalement rien, l'éditeur leur apprenant que leur texte n'ayant "pas trouvé son public", ils peuvent récupérer l'intégralité (en pareil cas le nombre initialement prévu est imprimé) moyennant... un nouveau chèque ! Ces éditeurs se justifient : ils apportent du rêve. Une troisième voie existe désormais, fille du progrès : il est né le divin ordinateur ! A prix abordables, traitement de texte et imprimante laser permettent d'éviter soumission à la jungle éditoriale et pièges à passionnés (compte d'auteur donc et "ateliers de conception", son dérivé, qui facture la "mise en page" au prix... du matériel informatique). Il ne reste plus qu'à dénicher un imprimeur sérieux et le moins onéreux possible. Avec l'autoédition, faire soi-même prend son véritable sens ; une démarche certes marginale et un brin utopiste mais d'avenir, d'auteur-artisan qui fabrique au moindre coût pour vivre son art, continuer, chercher plus loin. Vraiment indépendant et en toute légalité (n° d'éditeur : 2-9506158). Indépendant donc sans réseau de distribution. La grande difficulté. Alors, marcher à la rencontre des derniers liseurs, vendre par correspondance... Un pari catalogué insensé mais audacieux. Une école. "Tout ouvrage non paru chez un grand éditeur manque de sève et de saveur"clament des pédants. Une liste, longue, d'incontestables talents partis au combat sans écurie, réfute pourtant cette sentence : Balzac, Diderot, Montaigne, Eugène Torquet (premier prix Goncourt), Lautréamont, Voltaire... Même Marcel Proust paya pour publier Du côté de chez Swann. Finalement rien n'a changé : c'est à l'auteur de faire ses preuves, envers et contre les marchands. Historiquement pouvoir montrer ses textes est une chance : n'oublions jamais que faute d'argent Arthur Rimbaud abandonna une saison en enfer chez son imprimeur. Et l'histoire jugera, séparera le mauvais grain de l'oeuvre. > LA SUITE un peu sur courriels .info Courriels : démarche similaire à Sénèque LE |
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Annonceurs qui ne sont pas gérés par le site, donc aux propositions peut-être en opposition à l'auto-édition. |
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Vous souhaitez éditer des livres ? un écrivain est désormais sur internet ! Voir écrivain ecrivain.pl l'écrivain d'origine polonaise Ou celui qui vit dans le lot : écrivain lotois www.ecrivainlotois.net écrivain lotois |
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